Compte rendu de course

Running On The Sea – La Prom Classic 2015

Bonsoir à tous et à toutes,

 

En novembre dernier, j’ai couru mon 1er marathon à Nice ( mon compte rendu c’est ici).
Bien que j’ai réussi à aller au bout de cette course, tout ne s’est pas passé comme prévu et j’ai fini un peu au delà de mon objectif de 4 heures.

 

Après avoir identifié les raisons de ce semi- échec, j’ai cherché à planifier au mieux ma saison 2015 afin de passer sous la barre des 4 heures au Marathon de Paris le 12 avril 2015.

 

Ma préparation spécifique commencera le 2 février soit 10 semaines avant l’épreuve et à la différence de ma préparation pour le Marathon de Nice, je ne m’autoriserai qu’une seule course à mi- chemin: le Semi-Marathon de Marseille, 4 semaines avant le Marathon.

Je la courrais en revanche au maximum de mes capacités avec pour optique de battre mon record sur la distance. Objectif 1h45.

 

J’ai également pris la résolution de commencer ma préparation spécifique au maximum de mes capacités, là où pour celle de Nice j’avais commencé au retour de mes congés d’été, dans un état de forme lamentable, par me trainer douloureusement sur les 21,1 kilomètres du RuninMarseille mentionné ci-dessus.

Pour se faire, dès le 2 janvier j’ai attaqué une monodiète et un détox alimentaire ( je vous le raconte dans les 3 derniers articles : ici, ici et ), avec pour objectif de retrouver au plus vite mon poids de forme au alentours de 78 kilos pour le début de ma préparation spécifique marathon.

 

En parallèle, j’ai décidé d’attaquer très tôt ma saison de course et je trouvais sympathique de début à Nice comme pour « conjurer » le semi-échec de mon 1er marathon.

Ma chance légendaire aidant ( rappelez vous je vous en parle ici ), j’ai gagné un dossard pour la Prom Classic sur le site internet Running heroes ( <– Présentation de ce service gratuit ici).

 

Me voici donc à Nice, le samedi 10 janvier veille de la course, pour récupérer mon dossard et retrouver 4 copains runners.

Nous avons profité du charme du Vieux Nice pour aller prendre un verre ensemble. Etant en détox j’ai du faire preuve d’un peu de volonté, et me contenté de mon thé ce qui ne m’a pas empêcher de passer une super soirée !

Veille


Au passage Olivia et Marvin ( à droite sur la photo) ont chacun un blog que je vous invite à découvrir en cliquant leur Prénom.

 

Le lendemain, chacun rejoint la course dans son coté mais je croise par hasard Yann ( au milieu sur la photo) qui rejoint son sas de départ des moins de 40 minutes. J’ai pour ma part via le challenge Running Heroes hérité du sas 45-50 min, ce qui tombe bien car il correspond à mon niveau et je n’ai pas prévu de courir cette course à fond… Je suis venu testé ma forme en ce début d’année et je me contenterai d’un petit sub 50 car j’ai eu beaucoup de mal à l’obtenir à l’entrainement quelques jours auparavant.

 

Il fait très beau, nous avons un grand soleil et pas un poil de vent, la course s’annonce superbe.

Après quelques minutes de sautillement sur place en guise d’échauffement, le maire de Nice qui prend part à la course, nous demande de faire une minute d’applaudissements en hommage aux victimes des attentats survenus plutôt dans la semaine. Je dois reconnaitre qu’il m’a fallu un gros effort pour retenir mes larmes.

Le départ est donné par vague, je suis dans la vague 3 et doit patienter 5 minutes après le départ officiel, pour commencer ma course.

 

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Nous sommes très nombreux sur la promenade des Anglais, en ce matin de janvier. Le parcours au tracé d’un plat absolu et longeant la mer sur toute sa longueur, a réussi à attirer 8700 coureurs et j’ai beaucoup de mal dans les 2 premiers kilomètres à courir comme je le souhaite.

 

Entre le 2ème et le 3 ème kilomètre, les choses s’améliorent et je peux enfin me caler au rythme qui me convient. J’en profite pour jeter un oeil à mon allure sur ma montre GPS : 4m55 de moyenne .

 

Fort de cette information et mon cerveau et mes jambes argumentant, à mes poumons, qu’ils avaient en plus étaient gênés sur ce tronçon du parcours, je décide d’accélérer jusqu’à une allure que je juge tenable jusqu’au bout et de ne plus jeter un oeil à ma montre.

 

Arrivé au 4ème kilomètre, mes poumons ont commencé à montrer des signes de fatigue et j’ai sur le coup regretté d’avoir accéléré. Je décidé cependant d’essayer de maintenir l’allure en pensant à un éventuel nouveau record.

 

Arrivé au 5ème kilomètre, la course étant un grand aller/retour sur la promenade, le peloton fait demi tour dans un virage que je trouve avoir bien négocié.  Je profite du ravitaillement pour saisir 2 gobelets d’eau dont j’avale difficilement la moitié du contenu, ayant décidé de ne pas ralentir car mes poumons m’informèrent que le cas échéant, ils refuseraient toute nouvelle accélération… « Feignasses ! » .

 

Je maintiens l’allure jusqu’au kilomètre 7, où mes sensations  sont proches de celles ressenties à la fin d’un entrainement en fractionné et j’ai du mal à respirer. Je pense un moment à ralentir mais trouve que cela serait vraiment trop bête : l’arrivée est là, à 3 petits kilomètres et à la faveur de ce parcours plat, je la visualise au loin. Sur le coté, la mer , bleue carte postale, est toute proche et j’ai la sensation de courir sur l’eau, c’est beau !

 

Je vais ainsi laisser mon cerveau argumenter contre mes poumons et mes jambes, ces dernières semblant vouloir se ranger à leur avis défaitiste, jusqu’au kilomètre 9. Pendant qu’ils discutent nous ne ralentissons pas et c’est toujours ça de gagné.

 

Je pense que nous sommes nombreux dans ce cas là : traditionnellement au 9ème kilomètres je pars au sprint final en donnant tout ce qui me reste. J’ai donc ordonné à mes jambes de ne plus tenir compte de l’avis de mes poumons mais n’obtiens qu’une accélération que je jugeais médiocre sur le moment. j’apprendrai en consultant mes informations de courses à la maison, que je suis tout de même passé d’une allure de 4min44 à 4min32 du kilomètre.

 

Encore 500 mètres à parcourir ! Le public venu nombreux, a formé un goulot d’étranglement sur la route dans lequel je m’insère en recevant de nombreux encouragements.

Je passe la ligne d’arrivée le plus vite que je peux et arrête mon chrono: 47min23 ! Mon record en course officielle est battu d’une minute.

 

Je savoure ce moment, signe que je serai en effet à mon meilleur état de forme pour le début de ma préparation du Marathon . Je garde toute fois à l’esprit qu’à mon meilleur niveau, fin décembre, j’avais atteint 46min10 sur la même distance à l’entrainement.

Après avoir récupérer la médaille de finisher et pris une douche, j’ai rejoins mes camarades runners sur le bord de plage pour un dernier échange, en espérant les revoir bientôt.

prom

J’espère vous avoir donné envie de participer l’année prochaine à cette course sympathique, une chose est sûre : j’y serai !

Prochaine course le semi –marathon du RunInMarseille le 15 mars

A bientôt

Paul

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