Running Santé

Qu’on me donne l’Envie…

L’envie.

 

C’est une sensation très étrange. Lorsque l’on a très envie de quelque chose on ne pense plus qu’à cela.

 

Il y a eu une période de ma vie où je n’avais envie que de courir. J’organisais ma vie autour des courses officielles que j’avais planifiée sur l’année.

 

C’était ce qui me faisait avancer, le reste était subsidiaire. Mon travail était alors peu enrichissant humainement, et financièrement,… Qu’importe j’avais le temps pour courir tous les jours !

 

J’ai même quitté un travail passionnant et très enrichissant à tous points de vues car il ne me laissait guère de place pour pratiquer une activité physique.

 

J’ai passé ainsi 2 années avec une envie irrépressible, faire du sport, nager et surtout courir.

 

Mi-décembre après une année 2016, certes pleine d’envie, de défis que je pensais insurmontables et une fin en apothéose sur ma première SaintéLyon qui me fait encore briller les yeux, je décidai de ménager mon corps qui lui avait encaissé pas mal cette année.

 

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Plusieurs personnes m’avaient encouragé à cette pratique dont je ne ressentais pas le besoin jusque là. Comme il ne faut pas mourir idiot, je décidais après la SaintéLyon de « tester la trêve sportive »

 

Cette dernière m’a sans doute fait du bien du point de vue musculaire, je serais un brin moins catégorique sur l’aspect physique général, au jugé du poids que j’ai pris durant cette période ( J’aurais pu aussi me ménager sur les bons petits plats de Noël de mes grands mères…) et que je n’ai toujours pas perdu…

 

Mais du point de vue psychologique, c’est une catastrophe…

 

Durant cette trêve de 3 semaines, je me suis forcé à ne pas aller courir malgré l’envie oppressante les premiers jours et qui s’est rapidement amoindrie les jours passants,…

 

Je me suis ainsi retrouvé le 4 janvier, date de ma reprise programmée avec 5 bons kilos superflus et sans envie d’aller courir…

 

J’ai attendu le 6 pour me forcer à trainer ma carcasse sur 6 kilomètres en 35 minutes.

 

Pas de jus, pas de plaisir , plus d’envie…

 

Heureusement, les membres du Run13Crew (Présentation de ce groupe de runners Aixois que j’ai créé : ici ) étaient là, pour réclamer leurs sessions hebdomadaires. C’est grâce à eux que je limite sans doute la perte de précieuses secondes de VMA et d ‘endurance : La quasi totalité de mes sorties de Janvier ayant été réalisées avec eux.

 

 

Bilan : 63,5 kilomètres en 7 sorties à une vitesse moyenne de 6min13 au kilomètre… Dire qu’en décembre je parcourrais plus que cette distance en une seule fois.

 

Qu’elle me paraît loin ma SaintéLyon…

 

 

L’envie, allait enfin revenir d’une façon à laquelle je ne m’attendais pas…

 

J’ai retrouvé du travail récemment et après un bon mois sans encombre, ma chef vint un matin me passer un savon que je ne suis pas prêt d’oublier (d’autant plus qu’encore aujourd’hui, il me paraît pas autant injustifié que disproportionné).

 

Je contenais mon émotion toute la journée et malgré des excuses à la mi-journée (sur la forme) par ma supérieure, je gardais en moi mon ressentiment toute la journée et le temps du trajet jusqu’à chez moi.

 

A peine, la porte passée, je jetais mon sac, arrachais mes vêtements de ville et dans un reflexe conditionné, mon cerveau me conduisait au seul remède qu’il connaissait à cette tension intérieure… Je me retrouvais sur l’asphalte, running aux pieds pour ma sortie la plus longue et la plus rapide de l’année.

 

Ca y était enfin: le besoin de courir était là.

 

Après 1h de relaxation en courant, je retrouvais enfin les sensations que j’aimais tant : les muscles qui chauffent, le souffle profond et quasi brulant, la douce moiteur post effort, et le bien être intérieur propre au sport.

 

Dans la même semaine, je courais 3 fois avant de me présenter Dimanche matin, sur la ligne de départ de ma première course officielle de l’année,… mais c’est une autre histoire !

 

La trêve sportive, pas sûr que l’on m’y reprenne…

 

A bientôt,

 

Paul

 

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6 Commentaires

  • Yannick
    8 février 2016 - 12 h 48 min | Lien

    Tout part d’une décision prise à « contre envie ». Je reste persuadé que tout doit se faire avec l’envie, ne rien forcer. C’est autant valable pour les efforts que pour les breaks 😉
    Maintenant pour toi, place à la longue remontée vers les sommets!
    NB : j’ai aussi fait seulement 60 bornes en janvier…comme quoi!

  • 8 février 2016 - 22 h 44 min | Lien

    Une bien belle réflexion qui me prouve une nouvelle fois que dans notre sport tout se passe dans la tete

  • 27 février 2016 - 14 h 50 min | Lien

    Assez mitigée aussi sur la trêve sportive. La reprise est dure ! Je me sens encore très loin de mon état de forme d’avant mon dernier marathon, et pourtant…Le prochain est dans 5 semaines ! J’arrive à « forcer » et donc à retrouver ma vitesse et je suis heureuse d’arriver à m’arracher sur les séances de fractionnés, mais, il y a comme un petit truc qui, dans la tête, m’en veut d’avoir arrêté plus de 15 jours. Je crois que pour la prochaine, ce sera reprise douce, sans pression chrono, à l’envie, avec des petits kilométrages, mais pas d’arrêt total ! – Contrairement à toi, je perds en poids quand j’arrête le sport… Je ne mange pas plus mais je perds du muscle 😉 – ( Ah cette Sainté, on est tous marqué ! C’est fou ! 😉 A très vite champion !)

  • paulmatwinch
    27 février 2016 - 20 h 38 min | Lien

    On était au top à la Saintelyon… La trêve plus jamais !

  • Seb
    16 mars 2016 - 15 h 21 min | Lien

    La trêve sportive est sûrement très bonne mais je sens qu’elle ne doit pas dépasser les 15 jours (voir une semaine), sinon, c’est la dépré….

  • 26 septembre 2016 - 13 h 28 min | Lien

    Belle réflexion , c’est amusant ce rapport qu’on a avec notre sport. Quelque part il est différent pour chacun de nous mais chaque fois la course ressort comme un élément indispensable de notre vie. Personnellement je ne rechigne pas à arrêter , souvent par fainéantise je n’ai pas envie d’aller m’entraîner ou alors au rabais , un footing au lieu d’un fractionné. Mais je suis rattrapé par la culpabilité et je m’aperçois que le sport est une manière de forcer ma nature paresseuse. De même pour avoir délaissé la course de longues semaines pour réaliser un autre projet , j’ai finalement échoué dans le projet et perdu mon niveau physique. Je me demande ce qui se serait passé si j’avais continué à courir , m’aligner sur des épreuves et passé un peu moins de temps sur mon projet …

    Et puis il y a l’émotion incomparable procurée par une « perf » , finir ou épreuve , battre un record , c’est peut être ça au final qui finit par manquer le plus !

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